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Date de création : 16.05.2009
Dernière mise à jour : 17.05.2009
1 articles


TP.anthropo.cult.

Publié le 17/05/2009 à 21:54 par yelkofy

 

INTRODUCTION

 

           L’œuvre de Ralph, Le fondement culturel de la personnalité,comme le pensent ses commentateurs, a pour objet de déterminer les bases conceptuelles d’une possible collaboration organique entre la psychologie et l’anthropologie. Ainsi l’auteur tente de décrire et d’interpréter les interactions entre l’individu et le social, dans le cadre des rapports entre la culture et la personnalité. J.C FILLOUX, qui a préfacé ce livre, pense que l’impact de la culture sur la personnalité s’exprime à travers des concepts behavioristes, c’est-à-dire par des termes du genre personnalité " commune, approuvée, modale..." Pour lui, Linton envisage la participation culturelle en fonction du statut de l’individu. En d’autres termes, il s’agit de saisir comment la position de l’individu dans l’organisation sociale influence ses relations à la culture. C’est ce que Linton appelle la conduite de rôle, c’est-à-dire une façon de se conduire socialement en fonction des attentes et des demandes des membres du groupe. Car, dit-il, « Toute culture est, en effet, partagée (participated in), perpétuée et modifiée par une société particulière, mais toute société est en dernière analyse un ensemble d’individus[1].» Les facteurs environnants, poursuit-il, sont déterminants dans la formation de la personnalité. Cependant, comment l’auteur définit-il la culture et la personnalité ? Pour lui, la culture a une pluralité possible de définitions. Une définition possible de la culture, favorable à notre étude de la personnalité, dit-il, est celle-ci : « une culture est la configuration des comportements appris et de leurs résultats, dont les éléments composants sont partagés et transmis par les membres d’une société donnée[2]." La personnalité, quant à elle, est un " agrégat organisé des processus et des états psychologiques qui relèvent d’un individu[3]" Comment la culture, ainsi définie, influence-t-elle la formation de la personnalité ? Par un parcours succinct du livre, nous tenterons d’y répondre à la lumière de notre compréhension de l’auteur.

 

I-INDIVIDU, CULTURE ET SOCIETE

           Selon Linton, il est très difficile de trouver des méthodes appropriées à l’étude de l’individu, de la culture et de la société, tant ils résistent à l’expérimentation. Mais la difficulté de la méthode expérimentale n’est pas le seul obstacle pour le chercheur, ajoute-t-il. Car le sérieux handicap est celui du manque d’unités exactes et vérifiables pour mesurer sinon pour évaluer les phénomènes sociaux et culturels. Pour lui, sans cette unité de mesure, il serait impossible d’appliquer les méthodes scientifiques, c’est-à-dire expérimentales et mathématiques, sur l’étude de la personnalité. Cependant, poursuit-il, grâce à la psychologie, certains tests ont pu être appliqués à la personnalité. Mais ces tests, pense Linton, ne relèvent que certains aspects du contenu de la personnalité et non les configurations de la personnalité en tant que totalités. Pour lui, les degrés de perfectionnement de ces tests, quels qu’ils soient n’apporteraient pas de réponses satisfaisantes aux problèmes que pose l’étude de la personnalité. Car, dit-il, « un test qui révèle la personnalité ne la révèle que dans l’état où elle se trouve quand le test est appliqué.[4] » Or, ajoute-t-il, la personnalité est dynamique ; elle est une continuité en mouvement. D’où il est important de déceler les processus dans lesquels elle se développe, croît et change. Et l’auteur précise que la meilleure façon d’aborder les problèmes relatifs au développement de la personnalité c’est de s’intéresser à l’étude et à la comparaison d’histoire personnelles des individus obtenues d’eux-mêmes. Pour Linton, l’apport de la psychanalyse à ce sujet n’est pas moindre ; mais il reste que trouver des techniques objectives pour étudier la personnalité est difficile.

           Selon l’auteur, l’individu, par ses besoins et ses capacités, est à la base de tous les phénomènes sociaux et culturels. Pour cette raison, dit-il, l’individu doit être le point de départ de toute investigation portant sur la configuration globale. Pour lui, ce sont les besoins de l’individu qui motivent son comportement. Mais, autant le besoin motive le comportement, autant le comportement est fonction du milieu environnant, poursuit l’auteur. Ce milieu, dit-il, comprend à la fois des facteurs environnementaux et des facteurs d’expériences. C’est pourquoi, essayer de comprendre ce milieu permet d’appréhender aussi bien la personnalité individuelle que collective.

 

II- L’ENVIRONNEMENT SOCIAL

           Selon Linton, l’environnement humain qui s’interpose entre l’environnement naturel et l’individu est plus significatif dans la formation de la personnalité. Pour lui, c’est l’interaction entre la culture et la société qui détermine la plupart des conduites de l’individu et même ses réponses affectives les plus intimes. De plus, continue-t-il, l’individu est introduit, par accident de sa naissance, dans une société qui est une entreprise en marche. Ainsi le rôle de ce dernier, précise l’auteur, n’est non seulement d’aider à l’organisation de la société mais aussi de s’adapter au genre de vie cristallisée depuis longtemps de son milieu de vie. Il doit ainsi embrasser le système valeur-attitude de sa société. La valeur, étant entendue comme un idéal de vie que l’on se propose et l’attitude comme étant la forme expressive de ces valeurs. Chaque société humaine, selon l’auteur, possède des standards de comportements, appelés modèles culturels, auxquels l’individu doit adhérer. C’est ce qui explique la différence entre la genèse des formes sociales et la genèse du comportement social de l’individu, poursuit l’auteur.

           Appartenir à une société suppose un sacrifice, dit l’auteur ; car c’est accepter de renoncer à une partie de sa liberté individuelle afin de se soumettre aux contraintes que la société impose. La société permet à ses membres d’exprimer leur individualité mais selon les normes qu’elle leur a prescrites, précise l’auteur. Selon lui, dans ce contexte, la culture se présente comme un guide pour un agir collectif. L’individu agit en fonction du modèle culturel de sa société. Pour étayer l’auteur cite ce proverbe :"A Rome fait comme les Romains.[5] Ainsi, peut-on le dire, le comportement de l’individu est imbu du modèle culturel de son milieu de vie. Cependant, comment l’auteur définit-il la culture ?

 

III-LE CONCEPT DE CULTURE

           Pour Linton, toute société a une culture et tout individu est cultivé car il participe à une culture. Cependant l’auteur se demande ce qu’est la culture :

-        La culture comme apprentissage : comme l’auteur l’a susdit définie, "Une culture est la configuration des comportements appris et de leurs résultats, dont les éléments composants sont partagés et transmis par les membres d'une société donnée."Pour lui, il y a configuration parce que les différents comportements et les résultats de comportement qui constituent une culture sont organisés en un ensemble modelé. De plus, renchérit l’auteur, même si le comportement humain est motivé par le besoin, les formes qu’il peut prendre sont conditionnées par l’expérience. Par exemple, argumente Linton, l’acte de manger a beau être une réponse au besoin de nourriture mais la manière de manger dépend de la façon dont on a appris à manger.

-        Culture considérée comme un résultat de comportement découlant de l’environnement et de l’apprentissage. En effet, dit l’auteur, le milieu dans lequel un individu se développe et agit comprend une variété d’objets fabriqués par les hommes ; et l’effet de leur contact sur le développement de la personnalité peut être considérable.

-        Culture comme participation : la participation, dit l’auteur, est à comprendre dans le sens où un modèle de comportement particulier, une attitude ou une reconnaissance sont communs &agrav